EDF s’appuiera sur des technologies existantes pour Nuward, son projet de SMR

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EDF a précisé avoir opté pour le recours à des technologies existantes pour le design de son mini-réacteur nucléaire Nuward. Une filiale dédiée à ce SMR travaillait sur des choix techniques propres à l’énergéticien.

Changement de braquet pour EDF. Confirmant une information de L’Informé, l’énergéticien français a indiqué, lundi 1er juillet, avoir fait le choix de recourir à des technologies existantes pour le design de ses petits réacteurs nucléaires (SMR). «Cette orientation consiste à développer un design construit exclusivement à partir de briques technologiques éprouvées. Elle offrira de meilleures conditions de réussite en facilitant la faisabilité technique», a indiqué l’entreprise, qui n’a pas donné de planning pour la nouvelle version de ses SMR.

Jusqu’alors, EDF avait décidé de créer son propre modèle de réacteur, l'un des plus compacts avec une hauteur inférieure à 15 mètres, s’appuyant sur la technologie de réacteur à eau pressurisée (REP) déjà utilisée dans le parc nucléaire français, tout en lançant des innovations telles que des générateurs de vapeur intégrés dans la cuve. Pour réaliser ce projet, mené en partenariat avec le CEA, TechnicAtome, Naval Group, Framatome et Tractebel, EDF avait choisi en 2023 de créer une filiale dédiée, baptisée Nuward. Nuward en était à la phase d'avant-projet détaillé.

«Un design centré sur la standardisation, la construction modulaire et la simplicité pour une production de masse en usine, flexible en phase de construction et d’exploitation» était alors promis par EDF, qui indiquait que le projet de centrale SMR de 340MWe comprenait deux réacteurs indépendants de 170MWe chacun, hébergés dans un même bâtiment nucléaire. Objectifs affichés, une disponibilité de 90%, une durée de vie de 60 ans et une volonté, à terme, de remplacer les centrales à charbon.

Un fort développement des SMR en vue

Doté de plusieurs aides d’Etat (50 millions d’euros en septembre 2020 dans le cadre du plan France Relance, ou bien 500 millions d’euros par l’intermédiaire de France 2030), le projet Nuward s’inscrit dans la volonté gouvernementale de développer des mini-réacteurs. Les prémisses de Nuward ont été lancées en 2017, avec une volonté affichée de poser le premier béton sur un site français en 2030.

11 projets de réacteurs innovants, parmi lesquels Nuward, avait été labellisés dans le cadre de France 2030. Au Creusot (Saône-et-Loire), la start-up Jimmy compte ainsi produire en série des micro-réacteurs nucléaires, lesquels pourraient remplacer les chaudières à gaz dans l’industrie. Face à ce développement annoncé des SMR, le CEA a créé, sur son site de Cadarache (Bouches-du-Rhône), un banc d’essai dédié à la sûreté passive, nommé Everest.

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