Total Energies investit 70 millions d'euros dans les biocarburants à La Mède

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Total Energies va investir 70 millions d'euros en 2024 pour moderniser la bioraffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône) et y augmenter les capacités de production, a annoncé le groupe ce mercredi dans un communiqué. Le site de La Mède, actif depuis 2019, est actuellement "capable de produire 500.000 tonnes de gazole renouvelable" par an. L'investissement "permettra de moderniser les installations du site pour qu'il puisse traiter davantage d'huiles de cuisson usagées et graisses animales" pour en faire des carburants.

Les moyens supplémentaires contribueront à l'objectif d'atteindre d'ici 2024, au niveau du groupe, 75% de déchets "issus de l'économie circulaire" parmi les matières premières utilisées pour produire des biocarburants et s'inscrit dans l'accélération de la production de carburants aériens durables (SAF). Les travaux auront lieu lors d'un "premier grand arrêt de la bioraffinerie en 2024", précise Total Energies.

L'investissement intervient moins de deux semaines après l'annonce, par Emmanuel Macron en marge du salon du Bourget, d'une enveloppe de 300 millions d'euros par an pour l'avion vert et les SAF, et coïncide avec une visite du chef de l'Etat à Marseille. Total Energies se réjouit dans le communiqué de "contribuer à l'attractivité industrielle de la région" Provence-Alpes-Côte d'Azur, où il dit avoir déjà créé "plus de 400 emplois".

Bernard Pinatel, directeur général de la branche raffinage-chimie du groupe, souligne le caractère "majeur pour un site industriel en France" de cet investissement, qui va permettre à la bioraffinerie de La Mède "de poursuivre sa transformation" vers "des énergies bas carbone porteuses de croissance pour Total Energies et pour la région". Parmi ses dépenses d'investissement d'ici 2030, Total Energies prévoit "un tiers dans les énergies bas carbone, environ 30% dédiés au développement de nouveaux projets pétrole et gaz, le reste étant consacré à la maintenance du portefeuille hydrocarbures", avait indiqué l'entreprise par le passé.

Le groupe pétrolier s'intéresse aussi aux carburants de synthèse. Il  commence à investir dans les e-carburants à Grandpuits (Seine-et-Marne). Le pétrolier saoudien Aramco travaille, lui, depuis trois ans avec Renault. La première usine pilote d'e-carburants a ouvert ses portes au Chili à la fin 2022. Soutenue par Porsche, Siemens Energy et ExxonMobil, elle vise à produire 550 millions de litres par an à partir de 2027. En créant de l'hydrogène grâce aux éoliennes de la zone très ventée du sud du pays. D'autres sites sont prévus, notamment l'usine norvégienne Norsk e-Fuel, qui devrait débuter la production en 2024. 

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